Mesdames, Messieurs,
Chers habitants de Villemoisson
Je veux d’abord remercier très sincèrement toutes celles et ceux qui sont
présents ce soir pour entendre écouter mes derniers voeux en tant que
maire. En préparant ce moment, j’ai retrouvé le texte de mes premiers
voeux prononcés en 1990. J’abordais trois sujets : la liberté retrouvée
pour les citoyens des pays de l’Est, la convivialité du quotidien et les
conditions de travail des agents de la commune. Nous étions alors réunis
dans la salle parquetée de la mairie, moins nombreux qu’aujourd’hui et
j’étais plus jeune avec mes 36 printemps.
Beaucoup d’entre vous sont arrivés depuis. Alors vous me permettrez de
procéder à une retour en arrière, un pas de côté dans l’histoire.
Villemoisson est passé en 36 ans de 6 400 habitants à 7 400 sur un petit
territoire contraint pendant que le nombre de logements augmentait de
2300 à 2970. Vous observerez la diminution du nombre de personnes par
foyer. La population va se stabiliser et le nombre d’élèves a déjà
commencé à diminuer.
Ce que Villemoisson est devenue vous le connaissez. Mais pour apprécier
le chemin parcouru, je vais vous propose un voyage dans le Villemoisson
d’hier, notamment pour comprendre ce qui nous a toujours animé : faire
« Villemoisson une ville agréable et accueillante, un cadre de vie
verdoyant et paisible, doté d’équipements publics de qualité, mais aussi un
lieu ou l’on tisse du lien, jour après jour ». Notre méthode pourrait se
résumer par cette pensée de Confucius : travaillez sans relâche comme si
vous ne deviez jamais atteindre le but.
En trente-six ans, plus de la moitié des surfaces communales
actuelles ont été construites, soit 7 500 m2 sur 15 000 m2 ou encore 2
m2 par habitat. Je vous invite maintenant à une promenade en 36
étapes, une promenade de souvenirs.
1. Nous avons commencé par libérer la plaine de la Prairie autrefois
occupée par 30 caravanes servant d’habitat précaire pour des
personnes en grande difficulté ou temporaire pour de saisonniers :
exproprier, négocier, reloger. Ce furent des moments intenses en
discutant individuellement avec les occupants. Cet endroit est
aujourd’hui une vaste zone naturelle, inconstructible et inondable
avec une aire de jeux pour enfants.
2. Le dojo se trouvait dans un préfabriqué souvent inondé en bas de la
rue de l’Orge à l’extrémité de La Praire dont je viens de parler. Plus
que l’exiguïté du lieu, on me parlait beaucoup de ses odeurs,
compétence communale bien connue. Mais il fallait bien admettre
qu’un autre lieu serait préférable.
3. Nous avons acquis le bois des genoux blancs du CHS de Perray-
Vaucluse pour le rendre accessible au public, aménager des allées
avec un parcours sportif, une aire de jeux pour enfants.
4. Le stand de tir aux armes à feu se trouvait avenue d’Orgeval au bout
d’une friche communale à l’arrière du Trianon, lequel était une
propriété privée. La commune était menacée du tribunal par un
riverain à cause du bruit. Lequel riverain était pilote d’avion à la
retraite et conduisait un gros 4X4 et se présentait comme défenseur
de l’environnement .Nous avons vendue la parcelle pour permettre
une extension de la zone d’activité et parallèlement recréé avec
l’association « La Cible » le stand de tir, plus fonctionnel dans une
clairière du bois des genoux blancs.
5. La vieille salle communale date des années 30 soit presque un
siècle. A l’origine, c’était un garage pompier ce qui explique les
grandes portes. Elle était le seul lieu des expositions et des
manifestations culturelles. On était mal assis, l’acoustique était nulle
mais on était heureux de s’y retrouver. Elle a été totalement rénovée
sur place car les marges de recul imposées par le plan d’urbanisme
par rapport aux voiries aurait rendu sa reconstruction impossible.
6. Juste à côté, il avait « la vieille école » rue M Girard. Elle servait de
laboratoire au club photo. Certains voulaient en faire un musée, il
restait à trouver quelle collection à mettre à l’intérieur ce qui n’a
jamais été le cas. On a finalement décidé de la préserver en la
rénovant pour un futur à écrire.
7. L’ancienne mairie a connu plusieurs vies avant que d’être vendue
pour du logement social. Elle a servi de service technique puis de
conservatoire (regroupement d’activités bruyantes diront certains).
Une anecdote savoureuse. Quand on a voulu la vendre pour y
réaliser des logements sociaux, impossible de trouver les actes
d’acquisition sauf une délibération de 1860 qui acceptait le don du
bâtiment par le maire de l’époque à la commune. Aujourd’hui faire un
tel don, serait passible du tribunal car évidemment cela ce ne peut
que masquer une intention malsaine et relever du conflit d’intérêt.
Nous nous en sommes sortis en signant une attestation comme quoi
c’était bien la mairie depuis plus d’un siècle et que personne ne
l’avait contesté.
8. L’acquisition du Manoir du Vieux Logis fut aussi une belle aventure.
C’était une maison de retraite pour fonctionnaires du ministère de
l’intérieur. Ensuite, c’est devenu un foyer pour jeunes fonctionnaires
et enfin le bâtiment fut mis en vente. Hors de question de laisser ce
manoir datant de la fin du XVII e siècle à l’appétit d’un promoteur.
D’où la négociation selon la méthode que nous privilégions à
Villemoisson : dissuader les acquéreurs pour apparaître comme la
seule solution pour le vendeur. J’y reviendrai. Outre la protection d’un
patrimoine historique, nous lui avons offert une nouvelle vie après
réaménagement et rénovation : salles de danse, école de musique,
club des anciens, salle des couturières et diverses salles pour les
associations et les manifestations.
9. L’église Saint Laurent est une église modeste mais chargée
d’histoire. Ce n’est pas un bâtiment classé malgré son clocher de
section carrée datant du Moyen Age. Mais il a fallu résister aux
injonctions de l’État d’y faire une rénovation thermique et de mettre
des panneaux solaires sur le toit. Je note d’ailleurs que c’est ce qu’il
a fait pour Notre Dame de Paris évidemment. Nous allons donc
refaire la toiture, le ravalement, les marchés sont signés puis
l’intérieur sera rénové.
10. Autre grande aventure liée au site dit Lussiana du nom de ses
propriétaires historiques : à l’origine carrière d’extraction de meulière,
puis entreprise de fabrication de hourdis et de parpaings et
finalement franchise de Point P pour la distribution de matériaux et
d’équipements de BTP. Ce terrain était totalement bitumé ou
construit. Quand l’entreprise a fermé, le propriétaire est venu me
rencontrer pour demander de modifier le zonage d’activité en habitat.
C’est vrai que cela lui aurait permis d’émigrer à Monaco. Mais nous
voulions acheter cette friche industrielle de plus de 10 000 m2
idéalement située en plein centre ville. Le propriétaire ne voulait pas
vendre en attendant un maire plus souple ou plus ouvert. Je lui ai dit
qu’effectivement, il pouvait attendre que je ne sois plus maire, on
était en 2000, ou vendre tout de suite à la commune puisqu’on avait
l’argent. Il a vendu. A votre avis a-t-il fait le bon choix ? Nous voulions
transformer le site en parc de promenade avec équipements publics
dont une aire de jeux pour enfants. Compte tenu de la surface, nous
avons dû monter pour l’État un dossier expliquant comment nous
entions préserver la biodiversité qui préexistait sur une zone
totalement construite et bitumée. L’administration a vraiment le sens
de l’humour.
11. Pour remplacer le vieux dojo vétuste du bord de l’Orge, nous
avons construit un nouveau dojo sur le site Lussiana. Les débats de
l’époque portait sur sa taille. Les clubs nous poussaient à faire un
grand dojo pour accueillir des compétitions. Je voyais bien ce qu’ils y
gagnaient et ce que la commune y perdait en surcoûts. Nous avons
décidé que ce ne serait pas raisonnable et trop onéreux pour la
commune.
12. A l’origine, il n’existait que des bibliothèques scolaires. Dans un
premier temps, nous avons créé une bibliothèque municipale tour de
Chenevière. Compte tenu de l’acquisition du terrain Lussiana, la
commune a décidé d’y construire une grande médiathèque dont la
gestion a été ensuite assurée par l’agglomération afin qu’elle
fonctionne en réseau.
13. Comme je l’avais indiqué, le lieu culturel principal jsuqu’aux
années 80 était la salle communale. En 1992 alors que Lussiana
point P était encore une entreprise, nous avons décidé de construire
un véritable lieu culturel avec théâtre, salles associatives et salle sur
le terrain voisin qui était en friche. Ce fut la naissance du Ludion avec
un grand parking végétalisé. Depuis, nous avons construit des
ombrières photovoltaïques pour produire 30% de la consommation
électrique de la commune et peut être un jour héberger, à l’abri du
soleil et de la pluie, des manifestations extérieures comme une
brocante.
14. Nous avions aussi le projet de construire une crèche collective
et un Relais Petite enfance pour les assistantes maternelles et le site
Lussiana convenait parfaitement pour son calme et sa verdure.
15. L’une des responsabilités des communes, ce sont les écoles
primaires. Construire, c’est nécessaire pour s’adapter aux effectifs
mais maintenir le patrimoine existant en bon état est aussi
indispensable. Cela nous a conduit à remplacement toutes les portes
et fenêtres des toits des écoles élémentaires et maternelles Bouton
et à refaire l’isolation des toits terrasses. Régulièrement, il faut aussi
remplacer des stores ou des chaudières.
16. Au fil du temps, nous avons anticipé l’arrivée de nouveaux
élèves en construisant une extension à l’école maternelle Bouton et
ajouter des bâtiments pour des classes supplémentaires aux écoles
élémentaires.
17. Sur le même site Bouton, depuis les années 70, il y avait le
vieux gymnase Bouton. Dilemme : raser et le reconstruire sur place,
mais alors, plus de gymnase pendant deux ans. Évidemment tout le
monde était contre. Le réhabiliter, certes mais c’était encore un an de
fermeture et aussi cher que du neuf pour un résultat mitigé. Nous
avons choisi de le reconstruire plus grand, mieux isolé et mieux
équipé, derrière sur le terrain de basket en libre accès. Nous avons
aussi ajouté une grande salle pour remplacer la salle petite de
musculation. En parallèle, nous avons construit le city parc à côté du
Ludion en accès libre.
18. Nous avons créer le club ado dans des anciens préfabriqués
scolaires à Bouton. Il a été reconstruit en lieu et place sous forme
d’un équipement plus adapté. Pendant la construction, il fut hébergé
temporairement dans des salles de classe en profitant de la baisse
d’effectif scolaire grâce à de l’opportunisme assumé.
En arrivant au parc des Érables.
19. Vous avez tous en tête le nouveau terrain de football en gazon
synthétique du stade des Érables qui est même devenu un lieu de
visite et de curiosité pour d’autres communes. Il a même acquis un
surnom : le terrain moquette.
20. Mais bien avant, nous avions construit un nouveau vestiaire
pour ce terrain. Mon principal souvenir a été de découvrir qu’il fallait
que le local vestiaire des arbitres soit adapté aux PMR pour être
agréé. Depuis, je scrute les match pour voir des arbitres en fauteuil.
Mais à la longue, j’ai mal aux yeux.
21. Le gymnase des Érables est un gros consommateur d’énergie
compte tenu de son volume. Nous avons donc procédé à l’isolation
thermique par l’extérieur. J’entends déjà des voies susurrer qu’on
aurait pu mettre des panneaux photovoltaïques sur le toit.
Évidemment on y a pensé et on l’a étudié. Mais la structure du
bâtiment ne supporte pas la charge supplémentaire.
22. Au siècle dernier, que dis je, au millénaire dernier, il n’y avait
pas de restaurant scolaire au parc des Érables. Les élèves du groupe
scolaire des Érables allaient donc déjeuner à pied en traversant la
ville. Je vous laisse imaginer la fatigue de nos petits et l’immense
responsabilité prise par le maire. Cela nous a conduit à créer une
salle de restaurant annexe aux Érables puis à ajouter une extension
car on est passé au fil du temps de moins d’un élève sur deux
fréquentant la cantine à plus des trois quarts.
23. Et puis parmi d’autres idées qui ont germées, celle de créer
une zone en accès libre avec des appareils d’exercice sportif à
l’entrée du parc. Au vu de la fréquentation, ce fut une bonne idée.
24. Qui connaît le pavillon Mousset ? Oui c’est l’ancien nom du
bâtiment du centre de loisirs des Érables. Nous avons ajouté une
extension pour porter sa capacité de 80 à 120 places. Récemment
avons procédé aussi à la rénovation et l’isolation thermique par
l’intérieur pour lui garder son aspect de pavillon en meulière.
25. N’oublions pas le terrain de football historique de Villemoisson.
Dans les années 70-80, c’était un terrain naturel avec piquets et
poteaux pour les buts en haut d’une friche le long des l’avenue des
Gardes Messiers en entrant sur la commune. Ce terrain avec un
surnom évocateur : le terrain en cailloux. Dans le cadre de
l’aménagement de la résidence du domaine des gardes, nous avons
obtenu que soit créé un véritable stade avec vestiaire et parking.
Sachez qu’un jour la Préfecture m’a indiqué que c’était un très bon
emplacement pour y créer une aire de stationnement des gens du
voyage. Curieusement cette suggestion n’a pas prospéré.
26. Autre grande aventure, celle du centre technique municipal.
Pendant longtemps, le matériel était remisé dans grand hangar en
tôle ondulée surnommé le tonneau, avenue d’Orgeval à côté du
stand de tir. Le tonneau fut déménagé là où est aujourd’hui le Ludion
puis dans la cour de l’ancienne mairie. On a même réussi à le
revendre alors qu’il avait 40 ans. Il a eu le projet de construire un
nouveau bâtiment route de Morsang sur un terrain à acheter, cela
revenait à 3 millions d’euros. Puis le projet de le construire sur l’ex
terrain du tir. Mais finalement, la commune a acheté un bâtiment
existant qui nous convenait parfaitement dans la zone d’activité pour
moins de un million d’euros.
27. Dans cette même zone d’activité lors de sa création, rue des
meulières, l’entreprise Suez s’est installé pour son agence locale et la
base de ses équipes techniques. De restructuration en regroupement
en passant par le redéploiement, Suez a finalement abandonné le
site. Nous avons insisté auprès des promoteurs divers pour que ce
site reste affecté à des activités artisanales. C’était un pari mais
réussi car la totalité des 8 lots du bâtiment a très rapidement trouvé
preneurs en moins d’un an.
28. Un mot au sujet du cimetière. Il est vrai et justifié que nous
soyons rappelés à l’ordre dès que des fleurs périmées ne sont pas
ramassées ou qu’il y a des herbes folles mais nos agents ne peuvent
être partout à la fois. Le service technique a toujours fait de son
mieux. Le bâtiment en haut est en cours de reconstruction et sera
pourvu de toilettes. Je vais enfin répondre à un mystère. Pourquoi
n’y-t-il pas d’arrosoirs ? Simplement parce qu’ils disparaissent dès
qu’on en met.
29. Un autre point d’une toute autre nature. Notre commune a pu
par le passé être ciblée occasionnellement par des cambrioleurs. Elle
est attractive pour le meilleur et le pire. Nous avons donc réalisé
l’équipement en vidéoprotection sur les voiries publiques et les
bâtiments. Tout est pleinement opérationnel. En parallèle, nous
avons depuis plusieurs années un agent de sécurité. Actuellement,
les taux de délinquance sur la commune sont dans la moyenne.
Et puis les opérations que nous avons facilitées voir initiées sans que
ce soient des compétences communales
30. Je voudrais revenir sur la santé. Nous avons subi la disparition
des huit médecins libéraux et de la clinique Saint Laurent devenue un
un centre médical. Nul ne doute que cette réduction de l’offre de
santé que nous regrettons a permis de redresser les comptes de la
Sécurité sociale. Ce sont les médecins qui manquent, pas les
locaux,et les communes n’y sont pour rien.
31. Une ville ce sont aussi les efforts envers les seniors. Il a fallu
15 ans de démarches pour créer l’Ehpad Mosaïque avenue d’Orgeval
avec 62 chambres. Il y a eu l’extension et la rénovation de l’Ehpad
du château de Villemoisson. Le débat a porté avec la Préfecture sur
l’épaisseur du trait entre la zone constructible et la zone nonconstructible.
Rue Hérault de Séchelles, nous avons facilité voire
préconisé la création d’un habitat partagé pour seniors porté par
Domani.
32. Nous sommes même allés vers la toute petite enfance en
facilitant la création d’une crèche privée 1 route de Morsang au pied
d’un immeuble de logements sociaux.
33. Avenue d’Orgeval s’était installé un cabinet comptable lors de
la création de la zone d’activité. Il a ensuite déménagé route de
Morsang puis a disparu. Cette grosse bâtisse est restée vide pendant
20 ans mais nous avons toujours refusé qu’elle soit transformée en
logements. Finalement, un établissement (l’ESSOR) pour enfants en
situation de handicap psychologique l’a acheté et aménagé.
34. Toujours avec le souci d’accueillir tout le monde, nous avons
subventionné le bailleur social SNL pour réhabiliter une grande
maison (anciennement maison de retraite dite l’Ermitage) au 15
route de Corbeil destinée à accueillir des personnes victimes de
troubles psychiques. Au 11 route de Corbeil il y aura prochainement
des logements pour les femmes et leur famille victimes de violence
intrafamiliale. Ce sont des projets que nous avons initiés, poussés et
subventionnés.
35. Contrairement à une idée largement répandue, la mairie ne
construit pas de logements sociaux. La loi SRU de 2000 fixait un
objectif de 20 % de logements sociaux, porté ensuite à 25%, alors
que nous partions de 8% sauf à être taxés jusqu’à 100 000 €/an.
Actuellement, grâce aux programmes que nous avons soutenus,
notre taux atteint 24%. Notre choix a été de les disperser pour que
chaque résidence reste à taille humaine, affiche sa personnalité et
son identité. J’ai souvent entendu et lu que ce n’était pas ainsi qu’il
fallait faire mais j’attends encore les contre-propositions.
36. Je terminerai pas évoquer la communauté d’agglomération.
Comment une bonne idée a été dévoyée. La bonne idée était de
mutualiser des dépenses pour faire des économies, comme les
travaux de voirie, d’éclairage public, l’entretien des piscines et lancer
des projets qui devaient rapporter de la richesse au territoire. Il en
était ainsi au début. Au final la communauté d’agglomération
apparaît comme une nouvelle strate administrative sur un périmètre
sans cohérence, éloignée des réalités locales qui s’est lancée dans
des dépenses inconsidérées au prix d’un endettement massif.
Pour tisser du lien il faut aussi et surtout prendre en compte ce qui
est immatériel.
Malgré les aléas, notre soutien aux associations, aux écoles, aux seniors
n’a jamais été réduit ni remis en question. Que ce soient, les sorties
scolaires, les fournitures pédagogique, les sorties des anciens, le soutien
aux manifestation sportives et culturelles. Nous n’avons pas hésité à
améliorer des services existants : augmentation des capacités et des
plages horaires du centre de loisirs ou à en créer de nouveaux : création
du Conseil municipal d’enfants, mise en place du service de portage des
repas à domicile, etc. Tout cela témoigne de notre attention constante aux
usages réels.
La solidarité doit aussi se conjuguer au quotidien. Le conseil municipal et
les habitants se sont régulièrement mobilisés autour de grandes tragédies :
attentas, catastrophes naturelles, guerre en Ukraine, la liste est longue.
Tisser du lien n’est pas faire de l’entre soi mais aller vers les autres. C’est
aussi le sens du jumelage avec Bad Schwartau en Allemagne, des
brocantes associatives, de la friperie solidaire, du téléthon et de bien
d’autres.
La commune a changé, les outils aussi. Quand on se souvient de la
gazette municipale en papier d’avant et qu’on l’on énumère les outils de
communication numérique moderne, site internet, messageries, réseaux
sociaux, on mesure l’importance des changements. Il a 36 ans, la
comptabilité était encore totalement papier et manuelle. Personne ne va se
risquer à dire que c’était le bon vieux temps.
Tout a été rendu possible grâce et avec le travail des agents de la
commune. Nous avons toujours pu compter sur le professionnalisme et
l’engagement des agents de la commune au fil du temps. Je les en
remercie publiquement et sincèrement. Nous nous sommes aussi appuyés
sur nos partenaires, architectes, constructeurs, fournisseurs, aménageurs,
financeurs et j’en oublie. Je n’omettrai pas les nombreux conseillers
municipaux, et tout particulièrement les adjoints qui ont constitué les
équipes qui ont travaillé sans relâche et permis toutes ces réalisations.
Malgré les contraintes sans cesse plus pesantes
Les dotations de l’État ont été réduites de près de 600 000 € en douze ans,
c’est à dire 10% des recettes de la commune. Je rappelle que cette
réduction est appelée par l’État « contribution au redressement des
finances publiques «. Comme quoi l’État sait vraiment fait preuve de
beaucoup d’humour. Ces dernières années, nous avons fait face au
doublement du prix de l’électricité et au triplement de celui du gaz, car nous
ne bénéficions pas du bouclier tarifaire. Mais nous avons fait face.
Psychologiquement et au quotidien, il y a pire. Je veux parler de
l’avalanche de nouvelles réglementations sur tous les sujets. Pour
paraphraser certains politiques, je dirai que la « simplification
administrative « est un mensonge d’État. Les communes ont vu leur
responsabilité toujours plus encadrée et leurs actions toujours plus
contrôlées voire prescrites. Déresponsabiliser les élus et les citoyens ne
vas pas dans le sens du renforcement de la démocratie, au contraire. Autre
illustration, avec la multiplication des référents pour l’égalité homme
femme, référent déontologique, référent protection des données, etc. Pour
l’État, les élus locaux sont au mieux des subalternes au pire des suspects.
L’une des conséquences les plus pénalisante pour l’action, en terme de
délai et de coût, réside dans le recours juridique quasi-systématique sur les
projets car l’intérêt individuel semble désormais primer sur l’intérêt général
et grâce aux réseaux sociaux chacun sait mieux que quiconque sans avoir
besoin d’avoir fait d’études. Cette évolution ne va pas dans le sens de la
démocratie contrairement aux apparences car elle privilégie l’égocentrisme
et non la vie en société.
De plus, le contexte général est devenu plus agressif et plus incertain : le
dictateur POUTINE conduit une politique d’expansion impériale, TRUMP
comme XI JINPING nous menacent et veulent nous vassaliser, chacun à
leur manière. Cela met en cause notre souveraineté et donc notre liberté
et donc notre avenir. Au même moment, la FRANCE est en panne avec un
moteur qui fuit et chauffe et un conducteur qui cherche sa route. Quant à
l’Europe, elle rêve que le droit et la bonne foi sont des valeurs qui finiront
par s’imposer. Je lui adresse cette citation de Nelson Mandela : « Un
combattant de la liberté apprend de façon brutale que c'est l'oppresseur qui
définit la nature de la lutte, et il ne reste souvent à l'opprimé d'autre recours
que d'utiliser les méthodes qui reflètent celles de l'oppresseur. »
Dans un monde incertain devenu plus dur, où la liberté est fragilisée,
l’action locale reste essentielle pour nos concitoyens.
Aujourd’hui Villemoisson est dans une situation saine et enviable, ce
ne sont pas des mots mais des faits prouvés
· Des impôts locaux maîtrisés, pas plus élevés qu’ailleurs et inférieurs
à ceux de toutes ses communes limirtophes,
· Un haut niveau d’équipements et de services publics, il suffit de
comparer à nos voisins,
· Aucun endettement ce qui est rare et permettra le lancement de
nouveaux projets.
J’espère que demain comme hier, les élus resteront fidèles aux
principes de l’action publique, rigueur, honnêteté, liberté et ambition
· Au service de la population avec tous les CM, plus d’une centaine au
fil des années sans idéologie.
· En réalisant une analyse fine des projets, de leur financement et de
leur opportunité, il faut savoir dire non et ne pas se faire plaisir.
Puisque je cite des anecdotes je vous en livre une. Lors d’un conseil
municipal, un élu m’a traité de pingre. Je lui ai répondu qu’être
pingre avec l’argent des habitant était pour moi un compliment.
· Rester libres, vertueux et indépendants, sobres, pas de frais de
représentation, etc.
· Oui, j’ai été fier de servir Villemoisson, d’avoir travaillé aux services
des habitants, fier du devoir accompli. Si je vous ai raconté le
Villemoisson des dernières années, c’est parce que l’action vaut plus
que les paroles comme le dit justement un proverbe
Je vous souhaite à toutes et à tous une excellente nouvelle année 2026.
Que vous restiez en bonne santé, que vos projets soient couronnés de
succès et que le bonheur soit à la hauteur de vos espérances.
Évidemment, ma dernière phrase sera une ultime citation chinoise pour
terminer dans la bonne humeur : A chaque rire, on rajeuni d’un an.
François Cholley, maire 1989-2026
N°116 - Octobre 2025
Sommaire :
- Édito - page 3
- Conseil municipal - page 4
- État civil - page 4
- Bienvenue - page 5
- Je passe au vert - page 6
- Services techniques - page 6
- Travaux - page 7
- Culture - page 9
- Jumelage - page 10
- Association - page 12
- Scolaire - page 14
- Solidarité - page 15
- Sortir à Villemoisson - page 20
N°115 - Juin 2025
Sommaire :
- Édito - page 3
- Conseil municipal - page 4
- État civil - page 4
- Bienvenue - page 5
- Vie économique - page 5
- Finances - page 6
- Je passe au vert - page 8
- Services techniques - page 9
- Travaux - page 10
- Citoyenneté - page 11
- Scolaire - page 12
- Solidarité - page 13
- Jumelage - page 14
- Fête des voisins - page 14
- Associations - page 15
- Culture - page 18
- Sortir à Villemoisson - page 20
N°114 - Mars 2025
Sommaire :
- Édito - page 3
- Conseil municipal - page 5
- Vie pratique - page 6
- Finances - page 7
- Vie économique - page 9
- État civil - page 10
- Petite enfance - page 11
- Je passe au vert - page 12
- Services techniques - page 14
- Urbanisme - page 16
- Solidarité - page 17
- Jumelage - page 18
- Associations - page 19
- Citoyenneté - page 21
- Culture - page 22
- Sortir à Villemoisson - page 23




